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Magnifique Portail d'entrée du palais Gergis Baz
Magnifique Portail d'entrée
du palais Gergis Baz


Palais de l'Emir Ahmed Chéhab ou palais Gergis Baz palace.

Ce palais fut construit par l'Emir Ahmed Chéhab à la demande de sa femme Al Khansa, plus connue sous le nom d'Emira Oum-Dabbous, fille de l'Emir Farès Abillamah. (Oum-Dabbous signifie "Mère-épingle". Cette dame aimait à se coiffer d'une épingle à cheveux sertie d'un imposant bijou).

Refusant d'habiter sa première demeure où elle avait perdu ses deux fils, l'Emira avait fomenté une émeute à Baakline contre son beau-frère, l'Emir Melhem Chéhab, fils de de l'Emir Haïdar Chéhab, gouverneur du Liban, et avait juré de ne retourner à DeirElQamar qu'une fois la construction de sa nouvelle demeure terminée.

Pour éviter l'extension de l'émeute, son époux ordonna la construction de l'édifice en 1755, comme témoigne l'inscription gravée située au dessus de la seconde porte côté nord.

En 1770, l'Emir Ahmed, qui s'était retiré du pouvoir en 1763, mourut dans ce palais. Il fut le père de l'annaliste Haïdar, auteur de la précieuse chronique, source inégalable pour de nombreux historiens.


Palais Gergis Baz
Palais Gergis Baz


Ce palais fut habité respectivement par Ibrahim Pasha el Masri (1784) puis, pendant un certain temps à la place de l'Emir Béchir, par l'Emir Abbas Assaad alors gouverneur.

Il fut vendu en 1800 pour un montant de quarante mille piastres par la veuve de l'Emir Ahmed Chéhab à Gergis Baz, protecteur et éducateur des enfants de l'Emir Youssef Chéhab, ministre de celui-ci et plus tard adversaire acharné de l'Emir Béchir II Chéhab.

Vers 1806, après une randonnée militaire à Dennieh, Gergis Baz fit une entrée triomphale dans son palais de DeirElQamar et jura serment de fidélité à Béchir II en l'église Saïdet El Tallé, comme le voulait la coutume à cette époque.

Mais, redoutant le degré de prestige dont jouissait son ministre et craignant de voir resurgir les fils de Youssef qui étaient, rappelons-le, sous la protection de Baz, Béchir II décida de leur perte, car ni lui, ni cheikh Béchir Joumblatt, ne pouvaient tolérer davantage la superbe de Gergis Baz.

De plus, impudent et hautain, Baz se permettait parfois de s'adresser à l'Emir, en des termes familiers, ou d'un ton autoritaire. Son frère, Abdel Ahad (Dominique) Baz, n'avait-il pas fait sculpter au linteau de la porte principale de son palais, un lion sous lequel il fit inscrire:"le faucon (baz en arabe) a captivé le lion (emblème des Chéhab)"...

Au Début d'avril 1807, Dominique Baz vint à Saïda rendre visite à Sleiman Pacha, Wali d'Acre. Le Pacha lui remit à cette occasion trois firmans:

Le premier nommait l'Emir Béchir gouverneur de la Montagne à vie. Le second décernait à cheikh Béchir Joumblatt le titre honorifique de "Cheikh des Cheikhs". Le troisième enfin, nommait Gergis Baz inspecteur public du gouverneur, de sorte que rien ne pût être décidé sans son accord. Ce dernier firman hâta la fin tragique de Baz.

Le complot contre lui fut soigneusement, mais discrètement, préparé par l'Emir Hassan, frère de Béchir II.

Le 15 mai 1807, Gergis Baz s'apprêtait à faire une sieste lorsqu'il fut mandé d'urgence au palais de Béchir, faisant face au sien, sous prétexte d'examiner avec l'Emir des affaires concernant la clan des Yazbaki. L'Emir le reçut dans ses appartements privés et après un bref entretien, Béchir quitta précipitamment la pièce (il s'agit en fait de la Salle à la Colonne) lorsque les hommes de sa garde surgirent et étranglèrent Baz.

Son cadavre fut défenestré et traîné jusqu'à l'esplanade de l'église Saïdet El Tallé en contrebas où le supérieur du couvent le couvrit d'un drap.

Le 23 mai, après avoir ordonné de crever les yeux des trois émirs, fils de Youssef Chéhab, Béchir II leur restitua tous leurs biens tout en leur interdisant de se marier afin d'éviter toute descendance.

L'architecture de ce palais aux dimensions imposantes est de type khan à deux étages partiels donnant sur une cour centrale ouverte. Le magnifique portail de l'entrée principale ouvre sur une petite salle d'attente où deux bancs (dont l'un en forme de L) servaient à accueillir visiteurs et serviteurs. De là, une petite porte donne accès à une vaste cour carrée de seize mètres de côté environ, agrémentée d'un bassin riche d'incrustations polychromes (marbre, pierres blanches jaunes et noires), et entourée sur trois de ses côtés, de vastes salles de séjour.

Dans l'une d'elles, on notera une arcade sculptée de stalactites, équipée d'un système d'écoulement d'eau astucieux permettant le rafraîchissement de la pièce, comme on le retrouve dans le palais de Beiteddine.


Les bains du Palais Gergis Baz
Les bains
du Palais Gergis Baz


On notera dans le plan de l'édifice la salle de l'angle nord ouest, accessible de l'extérieur uniquement, ainsi que la porte d'angle sud ouest de la cour, élément intéressant d'architecture qui permet l'utilisation d'une pièce d'angle indépendante. Ici, elle est surmontée d'un linteau décoratif formé d'une double volute, détail très rare et peut-être unique au Liban.


Porte d'angle du Palais Gergis Baz
Porte d'angle du Palais


Côté nord, à l'étage supérieur se trouve un "liwan" ouvrant sur une galerie d'arcades au dessous de laquelle fut aménagé un pigeonnier. A cette époque, les pigeons voyageurs étaient fréquemment utilisés pour la transmission des messages.

Côté ouest, un escalier fort raide nous conduit à l'étage supérieur où se trouvent une galerie et un kiosque en bois sculpté, restauré, qui servait, dit-on, de lieu de culte. De là, on jouit d'une très belle vue sur le “Midane” et le “Saraya”.

Retournons à la cour centrale: à l'est de celle ci se trouvent les "hammams" ou bains turcs. Formés de petits espaces surmontés de coupoles, de couloirs reliant de vastes chambres, ils offrent une ambiance intérieure agréable grâce à l'éclairage zénithal des voûtes et à leurs proportions étudiées.


Hammams (Bains) du Palais Gergis Baz. (1983)
Hammams (Bains) du
Palais Gergis Baz. (Photo.1983)


Ce palais, en attente de restauration, n'est habité qu'en été. On ne pourra s'empêcher de s'attarder en le quittant, sur la décoration élaborée et harmonieuse de son portail d'entrée: l'alternance de couleurs dans les assises de pierre comme dans les clavaux élégamment taillés en forme de lys, la décoration géométrique du tympan, l'emphase accordée à la moulure sculptée d'une tresse en relief, contrastent avec la rigueur austère de l'appareillage de la façade.


Côté Nord-Est de la place Dany Chamoun
Vue générale de DeirElQamar.
Nord-Est de la place Dany Chamoun.

 

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